Chaque deux secondes c'est l'équivalent d'un terrain de foot qui disparait, toutes les semaines ce sont 200 000 hectares, toutes les 12 heures la surface de Paris, tous les ans 150 000 km²... tant de comparaisons (plus ou moins équivalentes) que j'ai pu trouver sur internet pour résumer la vitesse à laquelle le bois disparaît sur notre planète. De ce fait, prenez bien garde si vous devez acheter du bois. Pensez à vérifier que le parquet, le mobilier de jardin ou encore le meuble que vous achetez est bien labellisé FSC : Forest Stewardship Council.
En effet pour avoir à ce label le bois doit remplir dix critères, tous indispensables (source : Wikipedia) :
- Respect des lois et des principes FSC : L'aménagement forestier doit respecter toutes les lois en vigueur dans le pays ainsi que tous les traités et accords internationaux dont le pays est signataire. Il sera également conforme avec tous les principes et critères du FSC.
- Sécurité foncière, droits d’usage et responsabilités : La sécurité foncière et les droits d’usage à long terme sur les terres et les ressources forestières doivent être clairement définis, documentés et légalement établis.
- Droits des peuples indigènes : Les droits légaux et coutumiers des peuples indigènes à la propriété, à l’usage et à la gestion de leurs territoires et de leurs ressources doivent être reconnus et respectés.
- Relations avec les communautés et droits des travailleurs : Les opérations de gestion forestière doivent maintenir ou améliorer le bien-être social et économique à long terme des travailleurs forestiers et des communautés locales.
- Produits et services issus de la forêt : Les opérations de gestion forestière doivent encourager l’utilisation efficace des multiples produits et services de la forêt pour en garantir la viabilité économique ainsi qu’une large variété de prestations environnementales et sociales.
- Impact environnemental : L'aménagement forestier doit maintenir la diversité biologique et les valeurs qui y sont associées, les ressources hydriques, les sols, ainsi que les paysages et les écosystèmes uniques et fragiles de telle manière qu'il assure la conservation des fonctions écologiques et l'intégrité de la forêt.
- Plan d'aménagement : Un plan d'aménagement – adapté à l’étendue et l’intensité des opérations sylvicoles – doit être écrit, mis en œuvre et tenu à jour. Les objectifs de gestion à long terme et les moyens d'y parvenir doivent être clairement indiqués.
- Suivi et évaluation : Un suivi – adapté à l’étendue et l’intensité de l’aménagement forestier- doit être effectué afin d’évaluer l’état de la forêt, les rendements des produits forestiers, la chaîne de traçabilité, les opérations de gestion et leurs impacts sociaux et environnementaux.
- Maintien des forêts à haute valeur pour la conservation : Les activités de gestion dans les forêts à haute valeur pour la conservation doivent maintenir ou améliorer les attributs qui définissent de telles forêts. Les décisions concernant les forêts à haute valeur pour la conservation doivent toujours être prises dans le contexte d’un principe de précaution.
- Plantations : Les plantations doivent être planifiées et gérées en accord avec les principes et critères 1 à 9 et du principe 10 et ses critères. Alors que les plantations peuvent fournir une série d'avantages socio-économiques et contribuer à la satisfaction des besoins mondiaux en produits forestiers, elles devraient compléter la gestion des forêts naturelles, réduire la pression exercée sur celles-ci, et promouvoir leur restauration et leur conservation.
Un label complet et indispensable pour la planète qui a le mérite de ne rien oublier : population sur place, reforestation, respect des lois... Si seulement ce genre de label pouvait exister pour tous les produits et encore mieux si il était obligatoire. On peut toujours rêver. Normalement des meubles avec ce label se trouve chez tous les revendeurs classiques de meubles en bois mais pensez à vérifier. Si ce n'est pas le cas, c'est simple : changez de magasin !